L’exposition collective, placée sous le signe de la collaboration sud-sud, débutera à Casablanca et s’installera dans 6 pays d’Afrique, du nord au sud, de l’est à l’ouest, telle une caravane culturelle ambassadrice de l’art Africain.

MahiBinebine

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Plasticien

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Mahi Binebine

Né en 1959 à Marrakech au Maroc, Mahi Binebine s’installe à Paris en 1980 pour y poursuivre ses études de mathématiques, matière qu’il enseignera durant huit ans, avant de se consacrer exclusivement à la peinture et à l’écriture. Emigré ensuite à New York, il retourne au Maroc en 2002, où il vit et travaille aujourd’hui. Dans son œuvre littéraire, Mahi Binebine se fait le messager d’un passé pour le moins douloureux (son père fut le bouffon du roi Hassan II, et son frère, Aziz, tenta de renverser ce dernier lors du coup d’Etat manqué de 1971, ce qui lui valu de passer dix ans au bagne de Tazmamart). Dans son travail plastique (peinture, sculpture), les échos de ce passé se font également sentir : personnages cloîtrés, aux prises avec la matière ; corps en lutte face à l’enfermement ; souffrance physique et psychologique de figures anonymes et solitaires qu’il duplique inlassablement. Après les attentats de Casablanca en 2003, il signe Les étoiles de Sidi Moumen, roman dans lequel il retrace le parcours de ces jeunes marocains issus d’un quartier délaissé de la banlieue casablancaise, passés à l’acte. Trois ans après, il crée avec le réalisateur Nabil Ayouch, un centre culturel du même nom dans la ville de Sidi Moumen. Les romans de Mahi Binebine ont été traduits en une dizaine de langues et ses œuvres ont notamment intégré la collection du Musée Guggenheim à New York.